Christian Lamargot
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CHAPITRE 1 - L'ASTROLOGIE A TRAVERS L'HISTOIRE

* Les berceaux de l'humanité.
* Les croyances anciennes.
* De l'astrolâtrie à l'astrologie.
* Des calendriers aux horoscopes.
* Astronomie et astrologie.
"L'une des plus sûres leçons de la biologie est de nous montrer à la fois l'unité des grands phénomènes de la vie et l'extrême variété de leurs manifestations."
(JEAN ROSTAND)

 

 1) Les berceaux de l'humanité.

Sur ce tableau, nous voyons le développement de l'humanité, avec ses grandes phases culturelles, politiques et religieuses.

En premier lieu, il convient peut-être de préciser la signification de la période "Philosophies et philosophies religieuses". Nous pouvons estimer que cette période commence vers -1000 avant J.C. et se prolonge jusqu'à la naissance du Christ. L'Humanité a alors traversé une phase très fertile au niveau de la pensée, y compris dans son approche religieuse.

C'est au cours de cette période que vécurent Homère, Pythagore, Solon, Socrate, Zoroastre, Gautama le Bouddha, le prophète Isaïe, Confucius, et bien d'autres. Les grands échanges commerciaux ont facilité l'accès à des cultures et des pensées différentes.

En ce qui concerne le développement de la philosophie, celui-ci s'est particulièrement accentué de -600 à -200. L'éclosion de plusieurs grandes écoles peut en être la preuve :

-387 = Platon fonde l'Académie;

-335 = Aristote fonde le Lycée;

-306 = Epicure fonde son école des atomes et du bonheur;

-300 = les stoïciens fondent le Portique.

TABLEAU CHRONOLOGIQUE

ERES

AGES

HOMMES ET

CIVILISATIONS

ARTS ET CULTURES

-35000 PALEOLITHIQUE Homme de Cro Magnon
-30000 Art figuratif
-15000 Lascaux
-20000 Céramiques
-15000 Tissage textile
-10000 MESOLITHIQUE Culture Céréales
- 8000 Jéricho (-8500)
- 6000 NEOLITHIQUE Astrolâtrie
- 5000 Sumer Agriculture et irrigation

Animaux domestiques

- 4000 Egypte Villes et écriture

Astronomie-logie

- 3000 Age de bronze Pyramide de Djoser (-2630) à Saqqarah
- 2000 Grands Empires
- 1500 fin Age de Bronze
- 1000 1er monothéisme Philosophies et philosophies religieuses
- 800 -700 Age de fer Perses Mazdéens
- 600 Taoïsme, Confucianisme et Bouddhisme
- 500 Athènes Républiques, démocraties

Commerce international

- 300 Macédoniens (Alexandre le Grand)
- 200 Rome
- 100 Début Empire Romain
000000 Jésus Christ.
+ 500 Europe = ancien empire romain d’occident
+ 1000
+ 1500 Amérique Découverte (1492 par C. Colomb) Amérique

Imprimerie - Renaissance

Astronomie autonome

+ 1700 Europe: Siècle des lumières Encyclopédies

Révolutions socioculturelles par les armes

+ 1800 Capitalisme et Communisme Romantisme - positivisme Scienthèïsme - Grandes découvertes technologiques
+ 1900 " ERE  DE L’ATOME "

(Armes suprêmes: Bombes atomiques et supra sonique)

EINSTEIN

Mécanique quantique

SDN, puis ONU

Conquête spatiale

Suprématie totale des USA

Energie atomique - Nouveau concepts de temps, de l’espace, de l’infini - Electronique - Informatique Robotisation
+ 2000 " ERE  DE LA COMMUNICATION "

(Arme suprême: la Communication et l’Information)

Communications - Nouveaux concepts de la spiritualité

 

 

Au cours de ce dernier millénaire avant la naissance de Jésus Christ, l'Asie s'est distinguée par l'avènement des philosophies religieuses. C'est à moment-là que furent fondés le Taoïsme, le Confucianisme et le Bouddhisme.

Franchir l'Indus, c'était aborder un autre monde. Alexandre le Grand l'a fait en -325. Il meurt en -323, à Babylone, après avoir unifié le plus grand empire jamais réalisé.

Issu de cet empire, l'Etat Gréco-Bactrien s'étale entre Samarkand et les rives Est de l'Indus. Cet Etat a sans doute été un des foyers les plus vigoureux de la culture humaine. Il était à mi-chemin de la Grèce et de la Chine. La rencontre de la philosophie grecque avec le Bouddhisme a incité les penseurs grecs, de retour à Athènes, à s'attaquer aux mythes de leur pays.

Le rationalisme, et le positivisme plus tard, avaient du même coup trouvé les ferments qui leur permettraient de naître.

 

En second lieu, le néologisme "Scienthéïsme" suscitera certainement des questions; dans notre analyse, il correspond sommairement au concept d'une religion de la science. Il revêt l'apparence d'un dogme en ce sens que les personnes qui y souscrivent se reconnaissent par le fait qu'elles vénèrent la science par-dessus tout. Or, cette attitude d'esprit n'est pas sans poser quelques problèmes d'éthiques graves.

Le scienthéïsme est un mélange détonnant. Il est constitué d'un esprit religieux générateur de passions, et d'une vision statique et non-évolutive des sciences. C'est cette conception des choses qui a fait croire, pendant un certain temps, à la fixation de la connaissance, à la validité d'une rigidité du savoir scientifique. Beaucoup de scientifiques du début du siècle se sont heurté à cette inertie de la science en proposant une nouvelle vision de la physique subatomique. La "limitation cartésienne" dont parle HEISENBERG dans son célèbre ouvrage "Physique et Philosophie" est un des dogmes du scienthéïsme.

L'absence de contrôle de l'esprit sur les émotions inhérent à toutes passions (religieuses ou autres) a fertilisé les luttes au sein de la communauté scientifique. Les uns affirmant qu'un savoir acquis est immuable, ne nécessite aucune modification ou transformation, et encore moins de remise en question. Les autres, certainement plus modestes, et en tous les cas plus prudents, estimant que l'Homme doit s'adapter à la science (dans le sens connaissance), et non l'inverse.

Il est clair que dans le premier cas, nous avons affaire à une attitude typiquement religieuse, qui n'est pas sans rappeler le pouvoir dramatiquement puissant des prélats de l'inquisition. Et il est tout aussi évident qu'en ce qui concerne la seconde catégorie de scientifiques, nous sommes face à des hommes qui savent exploiter cette fonction extraordinaire de l'homme qu'est la Créativité. L'Homme est le seul mammifère capable de créer, de concevoir quelque chose de neuf à partir d'observations et d'interprétations impartiales et non instinctives.

Si cela est la définition de l'intelligence, nous pouvons alors penser que celle-ci fait défaut aux scienthéïstes.

L'aube de l'humanité a vu l'apparition du culte des astres, de ce qu'il est convenu d'appeler l'astrolâtrie. Puis, Sumer et l'Egypte se sont mis à étudier plus sérieusement les mécanismes célestes, tout en se détachant légèrement de cette notion de culte. Nous reviendrons plus loin sur cette étape primordiale dans le savoir et la perception du monde.

La période des grandes conquêtes et des grands empires durables peut être située entre -2000 et +500. C'est, en effet, à cette époque qu'eurent lieu les grandes conquêtes et extensions territoriales. C'est l'époque de la fondation des grands empires Egyptien, Perse, Grec, Macédonien, et enfin Romain.

Parmi les grands conquérants, nous pouvons citer Ramsès II, Sirius, Darius, Alexandre le Grand, César et pourquoi pas, Attila. Ce dernier s'est toutefois illustré plus dans une conquête rapide et éphémère que dans la fondation d'un véritable et durable empire. En cela, il n'est pas sans rappeler Napoléon qui, dans un autre temps, a mené la même entreprise. Cette longue période a également vu l'essor du monothéisme et les débuts des formes républicaines de gouvernement.

En ce qui concerne le monothéisme, le Judaïsme ayant apparemment surgi vers -1200, fut une des étapes essentielles de notre Histoire. A la suite de cet élan nouveau vinrent l'Hindouisme et le Bouddhisme (quoique tous deux d'essence différente, car en partie composés de philosophie), le Christianisme et enfin l'Islam.

Nous abordons ensuite une période plus proche de nous, mieux connue, pendant laquelle certaines formes de monothéisme, après avoir détenu les clés du pouvoir et de la connaissance, ont laissé la place à un autre culte: celui de la science. Aucune critique n'est ici formulée. Seuls les faits sont énoncés.

Nous développerons plus loin les incidences des pouvoirs financiers et étatiques sur la science et inversement.

 

2) Les croyances anciennes.

Les religions anciennes, antérieures même aux mythologies grecque et romaine, reflétaient un rapport de dépendance de l'Homme vis-à-vis de l'Univers. Il s'agissait alors de Terre nourricière déifiée, de Soleil, astre de Vie et de Lune, astre de froid, de mort, et de nuit, mais aussi de fécondation. La survie des premiers hommes dépendait des métamorphoses de la nature, des changements de saisons, de lunaisons et de l'alternance jour nuit. Ils éprouvaient une grande fascination teintée de crainte devant ces phénomènes naturels mais inexplicables pour eux.

Ces trois corps célestes (terre, Lune, Soleil), sans lesquels la vie terrestre serait fondamentalement différente (cas de l’absence de Lune) ou franchement impossible (cas de l’absence de Soleil), ont constitué le panthéon de nos lointains ancêtres. Il ne pouvait en être autrement. Leur dévotion était la conséquence de leur incompréhension passive des pulsations et rythmes naturels.

En scrutant le ciel étoilé, à cette époque sans pollution, ces hommes ont pensé discerner dans ces mécanismes (toujours) complexes et (parfois encore) troublants, des signaux, les signes de leur destin. Comment ne pas imaginer que ces êtres primitifs avaient, avant toutes techniques, découvert l'art et surtout la poésie? Car il faut une once d'esprit poétique pour se laisser bercer par le cheminement des astres dans le ciel, par ces étonnantes étoiles filantes ou par la magie du Soleil disparaissant dans l'eau ou de la Lune se métamorphosant continuellement. Un lien invisible unissant l'Homme à la Nature était perçu intuitivement.

Quelque temps plus tard, et pour affiner le discours religieux, des Esprits de la Nature ont été voués aux arbres, forêts, montagnes ou autres formes terrestres. D'une certaine façon, l'Homme est revenu à ce qui le concernait directement. Il s'était accoutumé au cheminement des astres du ciel. Il n'en éprouvait plus aucune crainte. Ce cheminement était devenu une constante non inquiétante. Contrairement à cette constance, la facilité pour se nourrir était fluctuante. La survie dépendait étroitement de la quantité des récoltes, des fruits et des baies. Les années de disette mettaient en évidence l'impossibilité de pouvoir se nourrir constamment sans difficultés. Et d'une année à l'autre, les possibilités d'alimentation pouvaient varier considérablement.

La peur de ne pouvoir satisfaire ses besoins alimentaires occupait l'esprit en permanence. Et par voie de conséquence, la dévotion est devenu une sécurisation destinée à engendrer l'espoir, destinée à rassurer. Elle s'est alors fixée sur la Terre nourricière, les arbres fruitiers, les cours d'eau, ainsi que sur le feu, la foudre ou le vent et la pluie. La poésie des " Métamorphoses " d'Ovide en témoigne très magnifiquement et largement. La déification de tout objet terrestre est une conséquence de la peur de ne pas maîtriser et contrôler la survie.

Cette étape des croyances humaines semble avoir été le contexte dans lequel sont apparus les concepts religieux entre -6000 et -1000.

Le polythéisme, né de cette idolâtrie, est apparu assez rapidement. Il a eu des jumeaux: le monothéisme pour la version religieuse dominatrice des choses, et la philosophie religieuse (telle que le Bouddhisme) pour la version plus préoccupée par les lois et énergies de la Nature.

 

3) De l'astrolâtrie à l'astrologie

Parallèlement aux croyances précitées, les personnes habilitées à observer les différents aspects ou déplacements des objets célestes déifiés ont édicté des règles. En l’occurrence, ces personnes étaient le plus souvent des prêtres. L'observation des saisons en fonction de la place du soleil dans le ciel était notamment une source d'information considérable. Ces observations ont été à l'origine des fêtes préfigurant aux semences (dédiées à la Terre ou à la Lune) ainsi qu'aux fêtes des moissons (dédiées au Soleil).

La séparation entre l'astrolâtrie (du grec "astron" = astre et "latres" = adoration) et l'astrologie (du suffixe grec "logion" = étude) s'est opérée bien avant qu'apparaisse la mythologie grecque. Du moins, dans la version élaboré que nous connaissons. Toutefois, un des facteurs assez significatif de cette cassure est la double déification du Soleil sous les personnages mythiques de Phébus et d'Apollon. Deux êtres divins correspondent à une seule et même manifestation physique, le Soleil.

Apollon, beau et resplendissant relève de l'astrolâtrie; et Phébus, parcourant le ciel, devient objet d'étude, donc astrologique. La perception esthétique du cheminement du Soleil n’induit pas la même attitude d’esprit que sa perception " mécanique ". Mais nous savons qu’une dualité, voire un paradoxe, n’est pas forcément synonyme d’erreur de conception. Quantité d’événements physiques sont maintenant expliqués par des théories suggérant des paradoxes. Nous enrichissons ainsi notre perception du monde.

 

4) Des calendriers aux horoscopes.

Ce n'est apparemment que vers l'an 700 avant J.C. que certains prêtres zoroastriens (disciples de Zarathoustra ou Zoroastre, réformateur du Mazdéisme* en Iran) ont pensé qu'il pouvait y avoir une relation entre les positions des astres dans le ciel au moment d'une naissance et la vie de l'individu concerné. Une causalité, bien plus subtile que celle du soleil (via les saisons) sur les récoltes, a été suggérée à ce moment-là : celle de l'ensemble de l’Univers sur un être vivant sur Terre.

(* : Le Mazdéisme est la religion qui se répandit en Perse et en Iran au dixième siècle avant J.C. Cette très ancienne tradition aryenne s'apparentait plus à une mythologie qu'à une religion ou une philosophie. Elle vouait un véritable culte au feu et pratiquait un rite au cours duquel les disciples consommaient un breuvage d'immortalité, le haoma. Le Dieu national était alors Ahura Mazda. La réforme de Zoroastre mit en évidence le principe du bien opposé à celui du mal, Ormazd et Ahriman. Il condamna les sacrifices humains et l'utilisation de breuvages ou drogues rituelles. Dès lors, la connaissance de Dieu a nécessité une nouvelle, et certainement plus saine, approche.)

Les dates définies par les calendriers sont devenues autant de points de repères symboliques. Ces repères symboliques étaient destinés à permettre de juger du comportement futur d'un individu, et de son avenir. La division du temps annuel est donc passée de la simple mesure à la représentation d'un type de caractère ou de destinée. La portée de cette véritable révolution culturelle est immense. Elle réside dans deux propositions, à l'époque complètement nouvelles :

1°) le monde n'est pas constitué d'une multitude d'objets distincts et indépendants les uns des autres, mais doit être perçu comme un tout indivisible. Les hommes font partie de ce tout et leur destin y est donc lié. Il devient donc possible, par l'étude du cosmos, du tout cosmique, de décrypter l'avenir. Le ciel du moment de la naissance correspond à la phase d'un cycle connu. Et si l'on sait ce que le développement de ce cycle produit sur l'environnement naturel nous sommes capable, par une habile transposition, d'interpréter ce qu'il peut provoquer chez l'Homme.

2°) les humeurs et les mouvements humains sont similaires aux mouvements célestes. Comme l'a si bien dit Paracelse (alchimiste et médecin Suisse du XVI ème siècle de notre ère) plus tard, "Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas". La loi d'analogie était née. Les lois régissant le microcosme devaient être les mêmes qui régissaient le macrocosme.

 

Le terme "horoscope" utilisé ci-dessus ne correspond pas à celui utilisé actuellement. Ce premier terme correspond à notre "thème astrologique" moderne. Le thème astrologique est un graphique permettant de visualiser les différentes positions des planètes et autres éléments astrologiques à un moment donné. Il peut être un thème natal (regroupant les positions planétaires et autres au moment de la naissance), un thème de Révolution Solaire (regroupant les positions planétaires au moment d'un anniversaire), ou encore un autre groupe de positions planétaires correspondant à un quelconque moment précis.

Par la suite, nous utiliserons pour simplifier, le mot générique "thème" lorsque nous traiterons de l'ensemble des techniques destinées à construire les différents types de thèmes. Dans des cas plus spécifiques, nous préciserons la nature du thème par un qualificatif (natal, R.S. ou autre).

 

5) Astronomie et astrologie

Dans l'ancienne Egypte, les astronomes étaient en fait des prêtres astrologues.

Certains faits et fondements de la société égyptienne ancienne éclairent et expliquent les causes et raisons de cette double fonction. Pour se faire une idée du temps chez les égyptiens, il est important de noter que l'an 0 absolu, début d'une longue ère, n'existait pas. Il n'est jamais question, dans les hiéroglyphes déchiffrés depuis Champollion, d'une chronologie au sens actuel du terme. Les expressions historiques telles que "en l'an XXXX, le Pharaon untel arriva au pouvoir" n'existent pas.

En réalité, chaque pharaon ouvrait une nouvelle ère. De sorte que les récits historiques égyptiens décrivent une arrivée au pouvoir comme " l'an 1 du pharaon untel". Cette formule constitue, évidemment, un motif de doute, voire de discorde, au sein des égyptologues au sujet de certains pharaons, dont les dates de règne restent encore floues. L'incertitude plane encore, par exemple, au sujet de la datation de la première dynastie Pharaonique (de -3200 à -2600).

Cette formulation du temps cadre parfaitement avec un concept de cycles. Autrement dit, le temps est conçu comme un cycle, sans système de référence universel défini, indépendamment d'une notion de temps zéro. Le rythme des cycles était alors étudié de très près par les prêtres astrologues, qui tentaient ensuite de mettre en corrélation ces cycles avec des cycles planétaires observés. Ceci afin de pouvoir discerner, but ultime de ces hiérophantes (prêtres qui présidaient aux mystères d'Eleusis), le Rythme universel de la Vie.

Un grand pas philosophique et scientifique a été franchi dans les temples égyptiens. Car, à partir de ce moment-là, un cycle sera considéré comme étant à la fois un espace de temps et un rythme temporel. Ce paradoxe est similaire à celui rattaché à la lumière. Celle-ci est définie comme des ondes ET des particules (photons). Cette double définition, fréquence Et matière, est un des paradoxes de notre physique moderne. Mais la notion même de "paradoxe" n'est peut-être qu'un indice de la limitation de nos possibilités très réduites d'analyse.

D'une façon certes plus philosophique mais moins rationnelle, cette approche du savoir et de la connaissance des prêtres astrologues Egyptiens est troublante. Nous devons admettre que dans le domaine de la vision et de la conception de notre monde, ils étaient arrivés au même point que nos scientifiques modernes. Il leur semblait parfaitement concevable que l'exactitude d'une définition passe par un paradoxe. Même si celui-ci devait jeter le trouble dans la majorité des esprits. Les hiérophantes, forts de leur pouvoir personnel, et totalement indépendants des influences étatiques ou autres, pouvaient se permettre de cultiver la religion de la Vérité.

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