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CHAPITRE 2 - SCIENCES ET PHILOSOPHIE
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Religions et sciences
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La révolution de Claude Ptolémée
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Les évolutions de la science.
"L'EMPIRIQUE, DANS LA CONNAISSANCE, N'EST JAMAIS CERTAIN" (HUME)
1) Religions et sciences
L'astrologie, de même que les autres "sciences" dites ésotériques, a été déclarée hérétique et vouée à
excommunication et à destruction par l'Eglise Catholique Romaine. Ceci s'est effectué par étapes au fil des conciles précédant l'an 1000 de
notre ère.
Ce glissement progressif aurait pu être partiellement bénéfique s'il avait été motivé par souci de vérité et de raison. Car
cela aurait conduit à une épuration d'un milieu trop facilement accessible aux charlatans. Autrement dit, il eut fallu que l'Eglise Catholique se contente
dinterdire les abus, l'utilisation de malversations et de fantasmagories dans le but de se substituer à Dieu. Elle avait alors les moyens de contrôler tout
cela.
En réalité, le problème s'est posé beaucoup moins simplement. Et pour tenter d'en discerner les divers aspects, nous devons resituer plusieurs faits
historico-politiques. A cette époque (pas si éloignée) de la fin du premier millénaire, lEglise, par voie de dogmes, faisait les lois,
décrétait les principes moraux, apportait ou non son appui à un Etat. A l'origine de tout, et voulant absolument garder cette prérogative, rien ne
pouvait être décidé, envisagé ou réalisé sans Elle.
S'imposant comme voix divine, et non plus comme simple (et humble) canal destiné à transmettre les paroles de Jésus Christ, cette institution s'est
octroyé le pouvoir de vie et de mort sur le monde entier, Humains, Etats, ou astrologues et scientifiques confondus.
Les dogmes sont habituellement destinés à prévenir et empêcher toute modification des murs pouvant conduire à une diminution du pouvoir de
ceux qui les édictent.
Or, c'est bien le risque qu'encourait l'Eglise si ses sujets devenaient trop savants et érudits. Que cette érudition provienne de sciences rationnelles ou
ésotériques, peu importait. Le résultat eût été le même: la découverte, puis la dénonciation des leurres
utilisés par cette institution pour mieux asseoir son pouvoir. Pouvoir qui, du reste, était plus axé sur la vie matérielle que spirituelle des
individus.
La lutte entre l'Eglise et la science s'est prolongée jusqu'à la fin du XIX ème siècle. En 1870, lors du premier concile du Vatican, le dogme de
l'infaillibilité pontificale était encore prononcé. Ce dernier barrage élevé devant la progression du savoir a, fort heureusement,
été balayé par les découvertes de Darwin, Maxwell, et consort. Freud a également apporté sa contribution à cet échec
à l'obscurantisme.
En fin de compte, grâce et proportionnellement au développement des sciences rationnelles, l'Eglise Catholique Romaine a fini par perdre une grande partie de son
pouvoir. La séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905, en France, a sonné le glas d'un pouvoir répressif et non réceptif à l'évolution
de l'humanité. Ce qui est un comble !
L'Eglise Catholique Romaine est d'abord devenue la risée des hommes de science. Elle a ensuite été victime de railleries publiques partiellement
méritées auxquelles elle s'est souvent montrée incapable de faire face. Encombrée de ses affirmations péremptoires, cette institution a
prouvé que le dialogue n'a jamais été son moyen d'action préféré.
A l'issue de ces luttes, il est agréable de constater que devant la Vérité, tout pouvoir ne peut être qu'éphémère.
En extrême Orient, la religion a pris une autre forme. Une conception différente de la vie spirituelle a impliqué une attitude beaucoup plus nuancée
à l'égard du reste du monde. Il s'agit, en fait, d'une vision philosophico-religieuse, d'une mystique plus attachée à répondre aux grandes
questions de la Vie qu'à instaurer et propager un pouvoir.
En ce qui concerne le rapport des sciences avec cette forme de religion, Werner HEISENBERG disait : "J'ai toujours été fasciné par les relations entre les
enseignements anciens de l'Orient et les conséquences philosophiques de la théorie moderne des quanta".
La théorie des quanta repose sur la conception de Max Planck selon laquelle les rayonnements électromagnétiques étaient constitués de petits
paquets d'énergie nommés "quanta" dont l'énergie est égale à la fréquence du rayonnement multipliée par une constante: la
constante de Planck. Cette théorie a débouché sur la mécanique quantique, la mécanique ondulatoire et le principe d'incertitude. Et c'est
à ce principe que faisait notamment allusion Heisenberg. Ce principe expose qu'il est impossible de connaître simultanément la position et la quantité
de mouvement d'un objet, ou l'énergie et la durée.
Pour simplifier tout ceci, retenons seulement que cette théorie met en évidence un paradoxe. Ce paradoxe est la double définition des particules : petite
quantité de matière ET onde. La lumière en est un bon exemple. Elle est matière et mouvement. Pour prendre un autre exemple courant, cela signifie que
la matière peut être définie comme la pierre que vous jetez dans l'eau ET les ronds qu'elle provoque autour du point d'impact. Malgré les apparences, il
n'y a là aucune contradiction dans cette définition.
Or, il se trouve que ce type de contradiction se retrouve en effet dans les écrits Orientaux qui définissent Dieu (ou plutôt décrivent Cela) comme
étant "Tout et Rien à la fois".
Par ailleurs, il est vrai que la vision unitaire du monde décrite par différentes doctrines philosophico-religieuses au-delà de l'Indus est analogue à
celle exposée par nos physiciens modernes. Dans un tel contexte, nous pouvons penser que les scientifiques et les mystiques Orientaux peuvent s'accorder. Divers concepts,
qui dépassent souvent l'entendement du commun des mortels, se retrouvent autant dans les Uphanishads * que dans la théorie moderne des quanta ou celle de la
relativité.
(* Uphanishads : Magnifiques textes sacrés Hindous. Il en existe plus de cent cinquante, mais seulement quelques dizaines ont été traduits en
langue occidentale.)
Gautama le Bouddha est l'instigateur de la sagesse sans Dieu. Il provoque l'échec de l'anthropomorphisme de Dieu. La métamorphose des comportements liés
à ce concept sera radicale. Les anciens prêtres ont vu leur pouvoir diminuer, puis disparaître. Six cent ans avant Jésus Christ, le virage était
déjà pris. Les mythes et la religion étaient morts. Vive la philosophie religieuse. Pourquoi religieuse ? Simplement parce qu'elle s'accompagne d'une nouvelle
forme de mysticisme. Encore que celle-ci soit réduite à sa plus simple expression.
Toujours est-il que le discours de Bouddha ne porte plus sur une morale divine, des commandements ou une éthique dictée par les plus hautes instances du
sacré. Il décrit des lois, des principes et des forces. Sa conception, et parfois la formulation choisie pour lexposer, sapparente au discours
scientifique. Tout est observé, étudié, analysé.
Le Bouddha a disséqué la Vie comme Ambroise Paré les cadavres. Le sens de la Vie a peut-être été découvert par le premier comme le
second a trouvé le moyen de faire des ligatures.
A chaque domaine correspond son spécialiste. Nul ne peut mieux parler de la physique qu'un physicien, de l'astronomie qu'un astronome, de la médecine qu'un
médecin. Cest évident. Les néophytes ne peuvent qu'avoir une approche plus ou moins éclairée. Et il en va de même pour chaque
connaissance. Cest pourquoi nul ne peut mieux parler de la Vie qu'un Sage.
Du reste, le terme "Sage" englobe plusieurs significations. Il renvoie aux termes "philosophe" et "humaniste". Il suggère une spécialisation toute
particulière : celle de la généralité, de l'ensemble, du Tout, de l'être et/ou de l'Etre.
Cette technique dinvestigation tend, a priori, à donner des armes pour mieux saisir les concepts universels. Car elle passe par une étude éclectique et
diversifiée la plus approfondie possible.
Soit, le meilleur des sages ne peut être spécialiste en tout. Mais le fait d'avoir une vue d'ensemble permet parfois d'éviter de se noyer dans des
détails. Faute d'avoir pu voir à temps la bouée qui se trouve à quelque brasses de lui, un nageur en péril peut se noyer. La faculté de
déplacement mental, de transposition du raisonnement dans divers domaines et sur divers plans est un atout irremplaçable. Le seul écueil à cette
disposition d'esprit, est le risque damalgame et de confusion. Pour cela, lhumaniste doit faire preuve d'une grande rigueur, tout en se gardant de nourrir
intolérance ou curiosité malsaine à l'égard de ceux qui ne sont pas comme lui. Le juste milieu est toujours difficilement définissable et
discernable.
2) La révolution de Claude Ptolémée
Claude Ptolémée est un personnage fascinant, qui vivait en Egypte, vers le deuxième ou troisième siècle de notre ère. On ne sait pas
très bien s'il était d'origine grecque ou chaldéenne. Car son prénom, Claude, pourrait provenir du mot "Chaldéen".
Ceci étant, il est certain qu'il vécut en Egypte longtemps après le passage d'Alexandre le Grand. Ce dernier fonda le port d'Alexandrie vers 332 avant
Jésus Christ. Il fut favorablement accueilli par une population heureuse de voir, avec son arrivée, la fin du joug Perse. Il alla même jusqu'à sacrifier
aux Dieux égyptiens, reconstruire des temples, et se coiffer de la couronne de la haute et basse Egypte. Il se rendit même dans le désert afin d'écouter
l'oracle, très réputé, du dieu Egyptien Amon.
De sorte qu'en quittant l'Egypte, Alexandre laissa derrière lui deux faits sociologiques importants : l'omniprésence de la culture grecque et le vague sentiment
qu'il serait le propre fils d'Amon.
Cinq cents ans après, les grecs étaient très nombreux en Egypte. Mais curieusement, la pensée, le savoir, et pour tout dire, les savants grecs
n'étaient pas en Egypte. De plus, en ce qui concerne l'astronomie, nous savons que l'énorme majorité des astronomes travaillant en Egypte était bel et
bien d'origine égyptienne. Ce qui incite à penser que Ptolémée (qu'il ne faut pas confondre avec un des Pharaons de la dynastie
Ptoléméenne d'Egypte) n'a peut-être pas eu accès aux réelles connaissances égyptiennes en la matière. Sinon, comment expliquer que
ce savant ait omis d'exposer certains phénomènes astronomiques manifestement connus des Egyptiens puisque décrits sur des sculptures très explicites de
quelques temples.
Sans entrer dans des détails rébarbatifs, le zodiaque trouvé dans le temple de Dendérah (dont la construction est nettement antérieure à
l'époque de Ptolémée) décrit un phénomène astronomique non évoqué par Ptolémée, la précession des
équinoxes *.
(* Précession des équinoxes : laxe polaire de la terre, qui est perpendiculaire à lécliptique, bouge lentement, décrivant ainsi un
cône dans lespace sur une période denviron 25800 ans. De ce fait, les étoiles semblent se déplacent lentement dans le ciel.
Le point Vernal ou Gamma est le lieu dintersection entre lécliptique et léquateur céleste au moment où se trouve le Soleil lors de
léquinoxe de printemps. Il est considéré comme étant le début du signe du Bélier. Ce point se déplace donc denviron 50
secondes dangle par an. (CF.: Page 123, " Astronomical Algorithms " de Jean MEEUS, Ed. Willmann-Bell Inc., Richmond, Virginie, 1991))
Cependant, bien que d'une part il n'ait rien inventé, et que d'autre part il soit partiellement à l'origine de la vision géocentrique de lUnivers,
l'uvre de Claude Ptolémée reste synonyme du fondement de l'astrologie "moderne" occidentale. Son principal ouvrage, le " Tétrabiblos ", est
une des bases de références essentielles à l'interprétation astrologique.
Or, même si son travail force le respect, il faut pourtant admettre que dans le domaine des découvertes, Claude Ptolémée a quelquefois perturbé
et faussé les connaissances antérieures à lui.
Nous devons lui reconnaître de grandes qualités, dont celles d'avoir mis par écrit les résultats de ses recherches, d'avoir fait une sérieuse
compilation de ses constatations, et d'avoir certainement effectué les premières statistiques en matière d'astrologie. Mais il est indéniable qu'il a
uvré plus en qualité d'encyclopédiste qu'en tant qu'astronome. Et cette distinction est d'importance.
C'est la raison pour laquelle il oublie de parler de la précession des équinoxes, phénomène connu de ses prédécesseurs égyptiens
et grecs. Car historiquement, la variation de positions des étoiles a été découverte par Hipparque, vers 129 avant J.C., lorsqu'il voulut comparer la
position de l'étoile Spica, qu'il avait lui-même observée, avec celle définie, en 273 avant J.C., par Timocharis. Cette position avait
évolué de deux degrés en 144 ans. Hipparque en avait conclu une moyenne de déplacement des étoiles d'un degré tous les 72 ans, soit de
50,2" d'angle par an. Ce qui était non seulement exact dans le principe, mais également d'une approximation tout à fait honorable.
Cette carence du Tétrabiblos de Ptolémée est à l'origine de multiples erreurs conceptuelles des astrologues. Leurs appréciations furent ainsi
faussées pour longtemps.
Pour clore ce sujet, il est intéressant de préciser qu'on dut attendre que l'astronome Bradley, vivant au XVIII ème siècle après J.C., fasse des
recherches sur la parallaxe des étoiles pour que la valeur (modifiée par la nutation de l'axe terrestre) de la précession des équinoxes soit mise en
évidence. Que de temps perdu entre Ptolémée et Bradley !
3) Les évolutions de la science.
Quelle peut être la différence entre les sciences humaines et les autres sciences, plus techniciennes ? Notre environnement contemporain nous a habitués
à entendre parler de science mathématique ou physique autant que de science psychologique. Mais nous ne sommes pas toujours édifiés sur la distinction
à faire entre ces différents types de savoir.
Nous entendons qualifier les mathématiques de science exacte. Parfait.
Mais cela sous-entend qu'il existerait des sciences inexactes... Tout ceci semble assez confus pour nous entraîner vers un petit rappel étymologique.
Dans un sens étymologique, tout savoir peut obtenir le statut de science. Car le terme "science" vient du latin "scire" qui signifie "savoir". Auguste Comte a
formulé une classification des sciences en six groupes suivant une progression dans la complexité et le développement des dites sciences. Pour
schématiser, nous allons des mathématiques (science à la fois la plus ancienne et la plus abstraite) à la sociologie (une des sciences humaines des
plus récentes).
Selon Bachelard, un des plus grands épistémologues, la science se caractérise notamment par le fait que la pensée rationnelle et la classification
systématique précèdent toujours l'expérience, laquelle remet toujours en question ces systématisations rationnelles. De plus, deux grandes
classes de sciences existe: 1Ý/ les sciences sensualistes, empiristes et réalistes, qui reflètent les phases de création, méthodologie et
fondement; 2Ý/ les sciences rationalistes, intellectualistes, et idéalistes.
La branche des sciences humaines appartient à la sixième catégorie d'A. Comte et à la seconde de Bachelard .
Pour classer l'astrologie il suffit alors de se demander s'il s'agit d'une étude de "la nature" dans sa forme matérielle et analytique, ou de l'Homme sous une forme
compréhensive. De toutes évidences, cette seconde définition cadre bien avec le champ d'application que vise l'astrologie. Ceci nous incite, tout
naturellement, à concevoir et accepter que l'on parle d'une "science astrologique", comme d'une branche particulière des sciences humaines. Mais remontons dans le
temps afin de pousser plus loin notre investigation.
Dans la Grèce antique, le mot "techné" avait le sens d'art ET de science. Sa traduction littérale est "créer" ou "procréer". Du reste, de nos
jours, le mot "teknon" signifie "enfant".
A cette époque-là, la philosophie, la sculpture, la musique, la géométrie ou encore l'architecture portaient le nom générique de
"teckné".
Au XVIII ème siècle, Emmanuel Kant, le célèbre philosophe Allemand, est l'instigateur de la séparation du terme "techné" en ceux d'art et
de science. Par ce concept philosophique, puis culturel, une division irrémédiable est opérée entre le savoir scientifique et rationnel ("raison pure")
et le savoir intuitif, plus ou moins dépendant des sens et sensations.
Cette étape sociologique est primordiale puisqu'elle annonce la fin d'un savoir souvent étayé par les à priori du monde sensible, et le
développement d'une science parfois en contradiction avec nos sensations et notre expérience toujours plus ou moins limitée. Le savoir empirique peut parfois
devenir un risque, voire un paravent posé devant une réalité plus profonde et moins tangible.
Cependant, il convient ici d'apporter une précision importante dans cette division sens / connaissance, art / science, ou encore passions / raisons. Il est vrai que les
sens, sensations et passions doivent être dominés par la raison. Il est vrai que les sensations et à priori sont parfois des entraves à la réelle
connaissance. Il est vrai que l'expérience quotidienne ne met pas en évidence tous les paramètres de la science physique.
Mais il est également indéniable que l'art passe par la création, et que celle-ci peut être considérée comme une fonction
particulière de l'intelligence. Ce qui laisse supposer que, pour créer de nouvelles théories scientifiques, nous devons parfois montrer un esprit...
artistique. Car les erreurs de perception n'ont pas de prise sur la véritable intuition innovatrice. C'est là toute la force de ce que l'on nomme la
méditation. Et c'est ce mécanisme qui était à l'uvre lorsque, notamment, Albert Einstein se mit à son piano pendant de longues heures
(selon certains témoignages) juste avant d'élaborer la théorie de la relativité généralisée.
Pour mieux comprendre le développement des sciences à travers les âges, établissons un tableau chronologique. Tableau non exhaustif, cela va sans dire.
Même si seuls certains points phares constituant des repères dans la recherche épistémologique sont cités dans ce tableau, celui-ci est assez
détaillé pour établir deux ou trois constatations utiles dans notre recherche actuelle.
La première est que Ptolémée, pilier de notre astrologie, a vécu à une époque de parfait obscurantisme organisé par l'Eglise
catholique. Au troisième siècle de notre ère, le savoir, la connaissance scientifique étaient dépendants et même conditionnés par
les conciles organisés par l'Eglise catholique romaine. Peu à peu, aucune découverte n'a pu être énoncée et acceptée sans avoir
auparavant été cautionnée par cette institution. Et les connaissances acquises par les Hellènes, puis les Romains, ont été
masqués, oubliés, voire dénoncés comme illusions païennes.
La seconde observation est que le XVI ème siècle a connu une renaissance des idées en même temps qu'une renaissance artistique. Renaissance qui a
été le prélude à la révolution de 1789.
TABLEAU CHRONOLOGIQUE DES SCIENCES
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DATES
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HOMMES ET DECOUVERTES
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-1000
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- 500
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PYTHAGORE
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- 300
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Aristote, EUCLIDE
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00000
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270
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Ptolémée (Claude) : "Tétrabiblos"
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1000
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1500
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Copernic
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1600
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KEPLER : ellipses des planètes, lois, etc...
Pascal : création du calcul des probabilités
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1633
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Galilée doit se rétracter devant l'Inquisition
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1637
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Descartes : "Discours de la méthode"
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1675
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Leibniz : calcul infinitésimal
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1687
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NEWTON : principes gravitationnels
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1700
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1760
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Hume, Diderot, d'Alembert
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1770
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Lavoisier, Watt
Kant : "Critique de la raison pure"
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1800
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1821
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Faraday : l'électromagnétisme
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1859
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Darwin : origine des espèces
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1869
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Mendeleïev : classification périodique des atomes
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1873
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MAXWELL : lois du champ électromagnétique
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1884
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Pasteur : vaccin contre la rage
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1895
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Röntgen : découverte des rayons X
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1898
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P. et M. Curie : la radio activité
Minkowski : interprétation géométrique de la relativité restreinte
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1900
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Planck, Oppenheimer: la théorie des quanta
Freud : la psychanalyse
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1902
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Lorentz : Nobel pour théorie électronique de la matière
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1905
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EINSTEIN : théorie de la relativité restreinte
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1915
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EINSTEIN : théorie de la relativité générale
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1919
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Désintégration de l'atome
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1928
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Théorie du champ unitaire
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1942
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Première pile atomique
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1944
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Premier ordinateur
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1945
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Fission nucléaire
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1952
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Fusion thermonucléaire
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1954
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Born : interprétation probabiliste de la mécanique quantique
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1960
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Invention du laser
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1961
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Identification de la structure moléculaire ADN
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1964
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Feynman : théorie de l'interaction entre champs électromagnétique et photons (électrodynamique
quantique)
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1965
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Troisième génération dordinateurs
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1971
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Quatrième génération dordinateurs
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1991
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Guerre du Golfe = 1ère guerre utilisant pleinement linformation comme arme
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1993
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Internet = Informatique + Information + Communication ==>révolution sociologique
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1994
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1995
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Mise en évidence de 9 atomes dantiHydrogéne
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1996
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80% de réussite dans la communication de mots par la pensée entre lhomme et lordinateur
(Université de Tottori, près dOsaka, Dir. Rech. Michio Inoué)
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2000
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A propos de la renaissance de l'esprit scientifique et des concepts, il faut admettre qu'entre le troisième siècle avant Jésus Christ et le
quinzième siècle de notre ère, un vide impressionnant apparaît. Dix-huit siècles de perte de mémoire, de manque d'esprit d'inventif
(à de rares exceptions près) se sont écoulés.
La troisième, qui nous intéresse directement, est que depuis le début du XX ème siècle, l'évolution de la connaissance scientifique a
donné lieu à la création de nouvelles sciences. L'évolution humaine s'est accompagnée d'un principe de génération, de
création.
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