Christian Lamargot
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CHAPITRE 2 - SCIENCES ET PHILOSOPHIE

  1. Religions et sciences
  2. La révolution de Claude Ptolémée
  3. Les évolutions de la science.

 "L'EMPIRIQUE, DANS LA CONNAISSANCE, N'EST JAMAIS CERTAIN" (HUME)

 1) Religions et sciences

L'astrologie, de même que les autres "sciences" dites ésotériques, a été déclarée hérétique et vouée à excommunication et à destruction par l'Eglise Catholique Romaine. Ceci s'est effectué par étapes au fil des conciles précédant l'an 1000 de notre ère.

Ce glissement progressif aurait pu être partiellement bénéfique s'il avait été motivé par souci de vérité et de raison. Car cela aurait conduit à une épuration d'un milieu trop facilement accessible aux charlatans. Autrement dit, il eut fallu que l'Eglise Catholique se contente d’interdire les abus, l'utilisation de malversations et de fantasmagories dans le but de se substituer à Dieu. Elle avait alors les moyens de contrôler tout cela.

En réalité, le problème s'est posé beaucoup moins simplement. Et pour tenter d'en discerner les divers aspects, nous devons resituer plusieurs faits historico-politiques. A cette époque (pas si éloignée) de la fin du premier millénaire, l’Eglise, par voie de dogmes, faisait les lois, décrétait les principes moraux, apportait ou non son appui à un Etat. A l'origine de tout, et voulant absolument garder cette prérogative, rien ne pouvait être décidé, envisagé ou réalisé sans Elle.

S'imposant comme voix divine, et non plus comme simple (et humble) canal destiné à transmettre les paroles de Jésus Christ, cette institution s'est octroyé le pouvoir de vie et de mort sur le monde entier, Humains, Etats, ou astrologues et scientifiques confondus.

Les dogmes sont habituellement destinés à prévenir et empêcher toute modification des mœurs pouvant conduire à une diminution du pouvoir de ceux qui les édictent.

Or, c'est bien le risque qu'encourait l'Eglise si ses sujets devenaient trop savants et érudits. Que cette érudition provienne de sciences rationnelles ou ésotériques, peu importait. Le résultat eût été le même: la découverte, puis la dénonciation des leurres utilisés par cette institution pour mieux asseoir son pouvoir. Pouvoir qui, du reste, était plus axé sur la vie matérielle que spirituelle des individus.

La lutte entre l'Eglise et la science s'est prolongée jusqu'à la fin du XIX ème siècle. En 1870, lors du premier concile du Vatican, le dogme de l'infaillibilité pontificale était encore prononcé. Ce dernier barrage élevé devant la progression du savoir a, fort heureusement, été balayé par les découvertes de Darwin, Maxwell, et consort. Freud a également apporté sa contribution à cet échec à l'obscurantisme.

En fin de compte, grâce et proportionnellement au développement des sciences rationnelles, l'Eglise Catholique Romaine a fini par perdre une grande partie de son pouvoir. La séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905, en France, a sonné le glas d'un pouvoir répressif et non réceptif à l'évolution de l'humanité. Ce qui est un comble !

L'Eglise Catholique Romaine est d'abord devenue la risée des hommes de science. Elle a ensuite été victime de railleries publiques partiellement méritées auxquelles elle s'est souvent montrée incapable de faire face. Encombrée de ses affirmations péremptoires, cette institution a prouvé que le dialogue n'a jamais été son moyen d'action préféré.

A l'issue de ces luttes, il est agréable de constater que devant la Vérité, tout pouvoir ne peut être qu'éphémère.

 

En extrême Orient, la religion a pris une autre forme. Une conception différente de la vie spirituelle a impliqué une attitude beaucoup plus nuancée à l'égard du reste du monde. Il s'agit, en fait, d'une vision philosophico-religieuse, d'une mystique plus attachée à répondre aux grandes questions de la Vie qu'à instaurer et propager un pouvoir.

En ce qui concerne le rapport des sciences avec cette forme de religion, Werner HEISENBERG disait : "J'ai toujours été fasciné par les relations entre les enseignements anciens de l'Orient et les conséquences philosophiques de la théorie moderne des quanta".

La théorie des quanta repose sur la conception de Max Planck selon laquelle les rayonnements électromagnétiques étaient constitués de petits paquets d'énergie nommés "quanta" dont l'énergie est égale à la fréquence du rayonnement multipliée par une constante: la constante de Planck. Cette théorie a débouché sur la mécanique quantique, la mécanique ondulatoire et le principe d'incertitude. Et c'est à ce principe que faisait notamment allusion Heisenberg. Ce principe expose qu'il est impossible de connaître simultanément la position et la quantité de mouvement d'un objet, ou l'énergie et la durée.

Pour simplifier tout ceci, retenons seulement que cette théorie met en évidence un paradoxe. Ce paradoxe est la double définition des particules : petite quantité de matière ET onde. La lumière en est un bon exemple. Elle est matière et mouvement. Pour prendre un autre exemple courant, cela signifie que la matière peut être définie comme la pierre que vous jetez dans l'eau ET les ronds qu'elle provoque autour du point d'impact. Malgré les apparences, il n'y a là aucune contradiction dans cette définition.

Or, il se trouve que ce type de contradiction se retrouve en effet dans les écrits Orientaux qui définissent Dieu (ou plutôt décrivent Cela) comme étant "Tout et Rien à la fois".

Par ailleurs, il est vrai que la vision unitaire du monde décrite par différentes doctrines philosophico-religieuses au-delà de l'Indus est analogue à celle exposée par nos physiciens modernes. Dans un tel contexte, nous pouvons penser que les scientifiques et les mystiques Orientaux peuvent s'accorder. Divers concepts, qui dépassent souvent l'entendement du commun des mortels, se retrouvent autant dans les Uphanishads * que dans la théorie moderne des quanta ou celle de la relativité.

 (* Uphanishads : Magnifiques textes sacrés Hindous. Il en existe plus de cent cinquante, mais seulement quelques dizaines ont été traduits en langue occidentale.)

Gautama le Bouddha est l'instigateur de la sagesse sans Dieu. Il provoque l'échec de l'anthropomorphisme de Dieu. La métamorphose des comportements liés à ce concept sera radicale. Les anciens prêtres ont vu leur pouvoir diminuer, puis disparaître. Six cent ans avant Jésus Christ, le virage était déjà pris. Les mythes et la religion étaient morts. Vive la philosophie religieuse. Pourquoi religieuse ? Simplement parce qu'elle s'accompagne d'une nouvelle forme de mysticisme. Encore que celle-ci soit réduite à sa plus simple expression.

Toujours est-il que le discours de Bouddha ne porte plus sur une morale divine, des commandements ou une éthique dictée par les plus hautes instances du sacré. Il décrit des lois, des principes et des forces. Sa conception, et parfois la formulation choisie pour l’exposer, s’apparente au discours scientifique. Tout est observé, étudié, analysé.

Le Bouddha a disséqué la Vie comme Ambroise Paré les cadavres. Le sens de la Vie a peut-être été découvert par le premier comme le second a trouvé le moyen de faire des ligatures.

A chaque domaine correspond son spécialiste. Nul ne peut mieux parler de la physique qu'un physicien, de l'astronomie qu'un astronome, de la médecine qu'un médecin. C’est évident. Les néophytes ne peuvent qu'avoir une approche plus ou moins éclairée. Et il en va de même pour chaque connaissance. C’est pourquoi nul ne peut mieux parler de la Vie qu'un Sage.

Du reste, le terme "Sage" englobe plusieurs significations. Il renvoie aux termes "philosophe" et "humaniste". Il suggère une spécialisation toute particulière : celle de la généralité, de l'ensemble, du Tout, de l'être et/ou de l'Etre.

Cette technique d’investigation tend, a priori, à donner des armes pour mieux saisir les concepts universels. Car elle passe par une étude éclectique et diversifiée la plus approfondie possible.

Soit, le meilleur des sages ne peut être spécialiste en tout. Mais le fait d'avoir une vue d'ensemble permet parfois d'éviter de se noyer dans des détails. Faute d'avoir pu voir à temps la bouée qui se trouve à quelque brasses de lui, un nageur en péril peut se noyer. La faculté de déplacement mental, de transposition du raisonnement dans divers domaines et sur divers plans est un atout irremplaçable. Le seul écueil à cette disposition d'esprit, est le risque d’amalgame et de confusion. Pour cela, l’humaniste doit faire preuve d'une grande rigueur, tout en se gardant de nourrir intolérance ou curiosité malsaine à l'égard de ceux qui ne sont pas comme lui. Le juste milieu est toujours difficilement définissable et discernable.

 

2) La révolution de Claude Ptolémée

Claude Ptolémée est un personnage fascinant, qui vivait en Egypte, vers le deuxième ou troisième siècle de notre ère. On ne sait pas très bien s'il était d'origine grecque ou chaldéenne. Car son prénom, Claude, pourrait provenir du mot "Chaldéen".

Ceci étant, il est certain qu'il vécut en Egypte longtemps après le passage d'Alexandre le Grand. Ce dernier fonda le port d'Alexandrie vers 332 avant Jésus Christ. Il fut favorablement accueilli par une population heureuse de voir, avec son arrivée, la fin du joug Perse. Il alla même jusqu'à sacrifier aux Dieux égyptiens, reconstruire des temples, et se coiffer de la couronne de la haute et basse Egypte. Il se rendit même dans le désert afin d'écouter l'oracle, très réputé, du dieu Egyptien Amon.

De sorte qu'en quittant l'Egypte, Alexandre laissa derrière lui deux faits sociologiques importants : l'omniprésence de la culture grecque et le vague sentiment qu'il serait le propre fils d'Amon.

Cinq cents ans après, les grecs étaient très nombreux en Egypte. Mais curieusement, la pensée, le savoir, et pour tout dire, les savants grecs n'étaient pas en Egypte. De plus, en ce qui concerne l'astronomie, nous savons que l'énorme majorité des astronomes travaillant en Egypte était bel et bien d'origine égyptienne. Ce qui incite à penser que Ptolémée (qu'il ne faut pas confondre avec un des Pharaons de la dynastie Ptoléméenne d'Egypte) n'a peut-être pas eu accès aux réelles connaissances égyptiennes en la matière. Sinon, comment expliquer que ce savant ait omis d'exposer certains phénomènes astronomiques manifestement connus des Egyptiens puisque décrits sur des sculptures très explicites de quelques temples.

Sans entrer dans des détails rébarbatifs, le zodiaque trouvé dans le temple de Dendérah (dont la construction est nettement antérieure à l'époque de Ptolémée) décrit un phénomène astronomique non évoqué par Ptolémée, la précession des équinoxes *.

(* Précession des équinoxes : l’axe polaire de la terre, qui est perpendiculaire à l’écliptique, bouge lentement, décrivant ainsi un cône dans l’espace sur une période d’environ 25800 ans. De ce fait, les étoiles semblent se déplacent lentement dans le ciel.

Le point Vernal ou Gamma est le lieu d’intersection entre l’écliptique et l’équateur céleste au moment où se trouve le Soleil lors de l’équinoxe de printemps. Il est considéré comme étant le début du signe du Bélier. Ce point se déplace donc d’environ 50 secondes d’angle par an. (CF.: Page 123, " Astronomical Algorithms " de Jean MEEUS, Ed. Willmann-Bell Inc., Richmond, Virginie, 1991))

Cependant, bien que d'une part il n'ait rien inventé, et que d'autre part il soit partiellement à l'origine de la vision géocentrique de l’Univers, l'œuvre de Claude Ptolémée reste synonyme du fondement de l'astrologie "moderne" occidentale. Son principal ouvrage, le " Tétrabiblos ", est une des bases de références essentielles à l'interprétation astrologique.

Or, même si son travail force le respect, il faut pourtant admettre que dans le domaine des découvertes, Claude Ptolémée a quelquefois perturbé et faussé les connaissances antérieures à lui.

Nous devons lui reconnaître de grandes qualités, dont celles d'avoir mis par écrit les résultats de ses recherches, d'avoir fait une sérieuse compilation de ses constatations, et d'avoir certainement effectué les premières statistiques en matière d'astrologie. Mais il est indéniable qu'il a œuvré plus en qualité d'encyclopédiste qu'en tant qu'astronome. Et cette distinction est d'importance.

C'est la raison pour laquelle il oublie de parler de la précession des équinoxes, phénomène connu de ses prédécesseurs égyptiens et grecs. Car historiquement, la variation de positions des étoiles a été découverte par Hipparque, vers 129 avant J.C., lorsqu'il voulut comparer la position de l'étoile Spica, qu'il avait lui-même observée, avec celle définie, en 273 avant J.C., par Timocharis. Cette position avait évolué de deux degrés en 144 ans. Hipparque en avait conclu une moyenne de déplacement des étoiles d'un degré tous les 72 ans, soit de 50,2" d'angle par an. Ce qui était non seulement exact dans le principe, mais également d'une approximation tout à fait honorable.

Cette carence du Tétrabiblos de Ptolémée est à l'origine de multiples erreurs conceptuelles des astrologues. Leurs appréciations furent ainsi faussées pour longtemps.

Pour clore ce sujet, il est intéressant de préciser qu'on dut attendre que l'astronome Bradley, vivant au XVIII ème siècle après J.C., fasse des recherches sur la parallaxe des étoiles pour que la valeur (modifiée par la nutation de l'axe terrestre) de la précession des équinoxes soit mise en évidence. Que de temps perdu entre Ptolémée et Bradley !

  

3) Les évolutions de la science.

Quelle peut être la différence entre les sciences humaines et les autres sciences, plus techniciennes ? Notre environnement contemporain nous a habitués à entendre parler de science mathématique ou physique autant que de science psychologique. Mais nous ne sommes pas toujours édifiés sur la distinction à faire entre ces différents types de savoir.

Nous entendons qualifier les mathématiques de science exacte. Parfait.

Mais cela sous-entend qu'il existerait des sciences inexactes... Tout ceci semble assez confus pour nous entraîner vers un petit rappel étymologique.

Dans un sens étymologique, tout savoir peut obtenir le statut de science. Car le terme "science" vient du latin "scire" qui signifie "savoir". Auguste Comte a formulé une classification des sciences en six groupes suivant une progression dans la complexité et le développement des dites sciences. Pour schématiser, nous allons des mathématiques (science à la fois la plus ancienne et la plus abstraite) à la sociologie (une des sciences humaines des plus récentes).

Selon Bachelard, un des plus grands épistémologues, la science se caractérise notamment par le fait que la pensée rationnelle et la classification systématique précèdent toujours l'expérience, laquelle remet toujours en question ces systématisations rationnelles. De plus, deux grandes classes de sciences existe: 1Ý/ les sciences sensualistes, empiristes et réalistes, qui reflètent les phases de création, méthodologie et fondement; 2Ý/ les sciences rationalistes, intellectualistes, et idéalistes.

La branche des sciences humaines appartient à la sixième catégorie d'A. Comte et à la seconde de Bachelard .

Pour classer l'astrologie il suffit alors de se demander s'il s'agit d'une étude de "la nature" dans sa forme matérielle et analytique, ou de l'Homme sous une forme compréhensive. De toutes évidences, cette seconde définition cadre bien avec le champ d'application que vise l'astrologie. Ceci nous incite, tout naturellement, à concevoir et accepter que l'on parle d'une "science astrologique", comme d'une branche particulière des sciences humaines. Mais remontons dans le temps afin de pousser plus loin notre investigation.

 

Dans la Grèce antique, le mot "techné" avait le sens d'art ET de science. Sa traduction littérale est "créer" ou "procréer". Du reste, de nos jours, le mot "teknon" signifie "enfant".

A cette époque-là, la philosophie, la sculpture, la musique, la géométrie ou encore l'architecture portaient le nom générique de "teckné".

Au XVIII ème siècle, Emmanuel Kant, le célèbre philosophe Allemand, est l'instigateur de la séparation du terme "techné" en ceux d'art et de science. Par ce concept philosophique, puis culturel, une division irrémédiable est opérée entre le savoir scientifique et rationnel ("raison pure") et le savoir intuitif, plus ou moins dépendant des sens et sensations.

Cette étape sociologique est primordiale puisqu'elle annonce la fin d'un savoir souvent étayé par les à priori du monde sensible, et le développement d'une science parfois en contradiction avec nos sensations et notre expérience toujours plus ou moins limitée. Le savoir empirique peut parfois devenir un risque, voire un paravent posé devant une réalité plus profonde et moins tangible.

Cependant, il convient ici d'apporter une précision importante dans cette division sens / connaissance, art / science, ou encore passions / raisons. Il est vrai que les sens, sensations et passions doivent être dominés par la raison. Il est vrai que les sensations et à priori sont parfois des entraves à la réelle connaissance. Il est vrai que l'expérience quotidienne ne met pas en évidence tous les paramètres de la science physique.

Mais il est également indéniable que l'art passe par la création, et que celle-ci peut être considérée comme une fonction particulière de l'intelligence. Ce qui laisse supposer que, pour créer de nouvelles théories scientifiques, nous devons parfois montrer un esprit... artistique. Car les erreurs de perception n'ont pas de prise sur la véritable intuition innovatrice. C'est là toute la force de ce que l'on nomme la méditation. Et c'est ce mécanisme qui était à l'œuvre lorsque, notamment, Albert Einstein se mit à son piano pendant de longues heures (selon certains témoignages) juste avant d'élaborer la théorie de la relativité généralisée.

Pour mieux comprendre le développement des sciences à travers les âges, établissons un tableau chronologique. Tableau non exhaustif, cela va sans dire.

Même si seuls certains points phares constituant des repères dans la recherche épistémologique sont cités dans ce tableau, celui-ci est assez détaillé pour établir deux ou trois constatations utiles dans notre recherche actuelle.

La première est que Ptolémée, pilier de notre astrologie, a vécu à une époque de parfait obscurantisme organisé par l'Eglise catholique. Au troisième siècle de notre ère, le savoir, la connaissance scientifique étaient dépendants et même conditionnés par les conciles organisés par l'Eglise catholique romaine. Peu à peu, aucune découverte n'a pu être énoncée et acceptée sans avoir auparavant été cautionnée par cette institution. Et les connaissances acquises par les Hellènes, puis les Romains, ont été masqués, oubliés, voire dénoncés comme illusions païennes.

La seconde observation est que le XVI ème siècle a connu une renaissance des idées en même temps qu'une renaissance artistique. Renaissance qui a été le prélude à la révolution de 1789.

  

TABLEAU CHRONOLOGIQUE DES SCIENCES

DATES

HOMMES ET DECOUVERTES

-1000  
- 500 PYTHAGORE
- 300 Aristote, EUCLIDE
00000  
270 Ptolémée (Claude) : "Tétrabiblos"
1000  
1500 Copernic
1600 KEPLER : ellipses des planètes, lois, etc...

Pascal : création du calcul des probabilités

1633

Galilée doit se rétracter devant l'Inquisition

1637

Descartes : "Discours de la méthode"

1675

Leibniz : calcul infinitésimal

1687

NEWTON : principes gravitationnels
1700  

1760

Hume, Diderot, d'Alembert

1770

Lavoisier, Watt

Kant : "Critique de la raison pure"

1800  

1821

Faraday : l'électromagnétisme

1859

Darwin : origine des espèces

1869

Mendeleïev : classification périodique des atomes

1873

MAXWELL : lois du champ électromagnétique

1884

Pasteur : vaccin contre la rage

1895

Röntgen : découverte des rayons X

1898

P. et M. Curie : la radio activité

Minkowski : interprétation géométrique de la relativité restreinte

1900 Planck, Oppenheimer: la théorie des quanta

Freud : la psychanalyse

1902

Lorentz : Nobel pour théorie électronique de la matière

1905

EINSTEIN : théorie de la relativité restreinte

1915

EINSTEIN : théorie de la relativité générale

1919

Désintégration de l'atome

1928

Théorie du champ unitaire

1942

Première pile atomique

1944

Premier ordinateur

1945

Fission nucléaire

1952

Fusion thermonucléaire

1954

Born : interprétation probabiliste de la mécanique quantique

1960

Invention du laser

1961

Identification de la structure moléculaire ADN

1964

Feynman : théorie de l'interaction entre champs électromagnétique et photons (électrodynamique quantique)

1965

Troisième génération d’ordinateurs

1971

Quatrième génération d’ordinateurs

1991

Guerre du Golfe = 1ère guerre utilisant pleinement l’information comme arme

1993

Internet = Informatique + Information + Communication ==>révolution sociologique

1994

 

1995

Mise en évidence de 9 atomes d’antiHydrogéne

1996

80% de réussite dans la communication de mots par la pensée entre l’homme et l’ordinateur (Université de Tottori, près d’Osaka, Dir. Rech. Michio Inoué)
2000  

A propos de la renaissance de l'esprit scientifique et des concepts, il faut admettre qu'entre le troisième siècle avant Jésus Christ et le quinzième siècle de notre ère, un vide impressionnant apparaît. Dix-huit siècles de perte de mémoire, de manque d'esprit d'inventif (à de rares exceptions près) se sont écoulés.

La troisième, qui nous intéresse directement, est que depuis le début du XX ème siècle, l'évolution de la connaissance scientifique a donné lieu à la création de nouvelles sciences. L'évolution humaine s'est accompagnée d'un principe de génération, de création.

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